Près de la moitié des conducteurs au Royaume-Uni admettent ressentir de la colère au volant, selon une étude

Près de la moitié des conducteurs au Royaume-Uni admettent ressentir de la colère au volant, selon une étude. Photo : Pexels
Près de la moitié des conducteurs au Royaume-Uni admettent ressentir de la colère au volant, selon une étude. Photo : Pexels

Alors que des millions de personnes au Royaume-Uni marquent cette semaine le début du Carême, une nouvelle étude suggère qu’il pourrait y avoir quelque chose de plus urgent à abandonner que le chocolat ou l’alcool : la colère au volant.

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Les données publiées par la marque de technologie de sécurité routière OOONO indiquent que la colère dans la circulation est devenue une caractéristique marquante de la culture de conduite du pays. Selon l’enquête, 47 % des conducteurs britanniques affirment avoir déjà ressenti de la colère dans le trafic en conduisant.

Parmi les personnes interrogées, 15 % déclarent que cela se produit fréquemment, tandis que 31 % signalent des épisodes occasionnels. Un autre 24 % affirment n’avoir jamais vécu ce type de situation, ce qui suggère que le phénomène est déjà courant pour la majorité des conducteurs sur les routes du pays.

Un stress accumulé avant même de monter dans la voiture

L’étude, réalisée auprès de plus de 2 000 conducteurs au Royaume-Uni, montre que le problème n’est pas seulement lié à la circulation elle-même, mais aussi au poids émotionnel de la vie moderne. Plus de 12 % des répondants disent se sentir stressés, anxieux ou émotionnellement submergés chaque jour en conduisant. Ce chiffre monte à 40 % lorsqu’on inclut ceux qui ressentent cela plusieurs fois par semaine ou plus.

Interrogés sur les déclencheurs les plus courants du stress, les conducteurs ont cité :

  • Le manque de sommeil (33 %)
  • La pression au travail (29 %)
  • La pression financière liée au coût de la vie (27 %)
  • Les pressions familiales ou relationnelles (24 %)
  • Les préoccupations de santé (21 %)
  • Les dépenses après Noël (14 %)

« Conduire est devenu l’un des principaux points de pression de la vie moderne », a déclaré Sean Morris, directeur des opérations d’OOONO au Royaume-Uni. « Quand les gens montent dans leur voiture, ils portent souvent déjà le stress du travail, de la famille ou des préoccupations financières. C’est sur la route que cette pression se manifeste — et malheureusement, elle se transforme souvent en colère. »

Différences selon le genre et l’âge

Les résultats montrent également une nette différence entre hommes et femmes. Plus de la moitié des hommes (51 %) affirment avoir déjà ressenti de la colère au volant, contre 42 % des femmes.

L’écart est encore plus marqué lorsqu’il s’agit d’épisodes fréquents : 22 % des hommes disent vivre cette situation régulièrement, tandis que chez les femmes, ce chiffre est de 9 %.

Concernant l’âge, les conducteurs âgés de 35 à 44 ans sont les plus susceptibles de signaler des épisodes fréquents de colère au volant : 29 % dans ce groupe déclarent des incidents réguliers. Ce chiffre tombe à 21 % chez les 18 à 34 ans, 6 % chez les 45 à 54 ans et seulement 4 % chez les 65 à 74 ans.

« Bien que la colère au volant soit souvent considérée comme une simple “mauvaise conduite”, cette étude montre qu’elle est bien plus personnelle que cela », a ajouté Morris. « Il ne s’agit pas seulement de ce qui se passe sur la route — il s’agit de ce qui se passe dans la vie des gens. »

Le Carême comme occasion de “renoncer” à la colère au volant

Bien que les embouteillages soient souvent tenus pour responsables de la conduite agressive, l’étude suggère que pour la plupart des conducteurs, la circulation n’est pas le principal facteur. Au contraire, des pressions internes comme le travail, les finances et les responsabilités familiales semblent être les déclencheurs les plus forts, la voiture devenant l’endroit où les émotions débordent.

Avec le Mercredi des Cendres marquant un moment de réflexion et de maîtrise de soi, OOONO affirme que le Carême peut être une occasion concrète pour les conducteurs de repenser leur comportement sur la route.

« Le Carême est un moment pour faire une pause, réfléchir et renoncer à quelque chose. Renoncer à la colère sur la route — même si ce n’est que pour 40 jours — peut rendre les trajets plus sûrs, plus calmes et plus sains pour tous. Si nous pouvons changer la façon dont nous nous sentons au volant, nous pouvons aussi changer la manière dont nos routes se ressentent », a conclu Morris.

Pour OOONO, le fait que 24 % des conducteurs n’aient jamais ressenti de colère au volant montre qu’une conduite plus calme est possible — et que renoncer à l’irritation pendant le Carême pourrait être l’un des “sacrifices” les plus significatifs de l’année pour de nombreux conducteurs au Royaume-Uni.

Source et images : OOONO | Pexels. Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA et révisé par l’équipe éditoriale.

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